L’USINE DE PLAISIRS S.A.

Categorie: Spectacles
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Le spectacle a été mis en scène au Théâtre « Nottara » de Bucarest, pendant la saison 2002-2003, la Salle « George Constantin », et a eu sa première le 16 octobre 2002. Le montage part de la pièce Ca zăpada şi cei doi (Comme la neige et les deux autres), qui a reçu en 2000 le Grand Prix du concours national de dramaturgie « Camil Petrescu ». Pour la mise en scène du spectacle, Alexandru Berceanu a reçu le prix pour les jeunes créateurs du Ministère de la Culture et des cultes, pour 2003. Uzina de plăceri S.A. (L’Usine de plaisirs S.A.) est un spectacle qui a été invité dans le cadre du Festival de la Comédie Roumaine. FestCo, édition 2003, à participer au Festival de Dramaturgie Contemporaine de Braşov, XIVème édition – où Virgil Ogăşanu a reçu le prix pour la meilleure interprétation masculine – et au Festival de Comédie de Galaţi, lorsque Virgil Ogăşanu a reçu le prix pour le meilleur acteur, le rôle du Vieillard.

Le spectacle peut être vu également pendant cette saison au Théâtre „Nottara” de Bucarest

Mise en scène – Alexandru Berceanu

Scénographie: Ina Isbăşescu

Distribution:

Le Vieillard: Virgil Ogăşanu

Le Locataire: Lucian Ghimişi/Dan Bordeianu

La Téléphoniste: Crenguţa Hariton

„Sans aucun sous-texte politique, cette pièce (Uzina de plăceri S.A. – L’Usine de plaisirs S.A.) peut être définie comme une comédie poétique, prouvant que l’auteur a une bonne connaissance de la technique théâtrale et de la configuration des personnages. Le sujet est simple et également frappant, mais il ne détient pas la première importance, c’est la force de son humour subtil, de tristesse, exubérance et lyrisme qui lui confère une magie à part. Dans la maison aux vieux meubles, vit seul un vieillard qui a des manies qui se répètent quotidiennement. Il parle avec le matou, avec ses livres, chaque matin il s’encourage tout seul, répétant „mais quelle vitalité j’ai aujourd’hui”, va au cimetière où il visite non seulement ses proches et ses amis, mais également son propre tombeau d’où manque seulement la date de sa mort. (…) Le spectacle du Théâtre „Nottara”, joué dans l’intime salle Studio, a d’indubitables qualités qui, sans doute, seront appréciées par le public amateur d’instants de vraie vie, mais également de métaphore. La pièce Uzina de plăceri S.A. (L’Usine de plaisir S.A.), écrite avec talent, humour et poésie, est en bonne mesure statique, les conflits se trouvant à l’intérieur des personnages. (…)” (Eugen Comarnescu, Un dramaturge surprenant, Cronica română, du 22 octobre 2002)

„Au Théâtre Nottara, le jeune Alexandru Berceanu, secondé par la tout aussi jeune scénographe Ina Isbăşescu, a réussi à mettre en scène Uzina de plăceri S.A. (L’Usine de plaisirs S.A.), pièce qu’il poursuivit depuis quelques années (depuis qu’elle a reçu un important prix à un concours de dramaturgie), séduit par la fraîcheur et l’actualité du texte, par le fait que „bien qu’il n’apporte dans le premier plan que trois personnages, il te laisse entrevoir les espoirs et les désespoirs de tous les Roumains”. (…) Un vieillard qui se leurre chaque matin qu’il va commencer une journée meilleure et plus belle se consume après une toute petite portion de paroles, jusqu’au jour quand dans son existence anoste fait irruption un inconnu sans identité qui devient son locataire, qui prend le nom du matou et s’érige dans un gagnant de profession, désirant de venir à bout d’une maladie de la pauvreté – la bingomanie qui trouble la Roumanie. Il est rejoint par une experte des lignes érotiques, cet être innocent, traumatisé dans son enfance a choisi se cacher, mais aussi se venger par le truchement du téléphone. Les trois partagent et les joies simples et les bagarres stupides, s’emballant dans un jeu de l’équivoque bien tempéré (aux rythmes mélodiques attentivement sélectés) qui améliorent le surogat (et le slogan!) de la vie, illusion sur soi-même, l’angoisse de la solitude. Arrivant à un final ouvert, susceptible d’être interprété, aussi, comme une solution dramatique évasive vraisemblable, mais non moins incitante. (Irina Coroiu, „3 Valentin Nicolau”, Contemporanul no 1-14, janvier 2003)

„Nous étions préparés, corps et âmes, d’écrire, vite et avec enthousiasme sur une pièce/spectacle qui nous a plu (faut-il en avoir honte?) beaucoup. Uzina de plăceri S.A. (L’Usine de plaisirs S.A.) de Valentin Nicolau, jouée au Théâtre Nottara et que j’ai vue (voilà!) visionnée (WoW!) dans un récent samedi soir de Bucarest (…), la pièce de Valentin Nicolau, dramaturge contemporain, mieux prisé comme <boss> éditorial – Némira est une des réussites des dernières seize années – et (ex) PDG de la Société Roumaine de Télévision. Ce qui n’est pas à négliger est le fait que le monde ne dit que du bien en ce qui te concerne et lorsqu’on n’est plus patron, dans un monde polarisé entre <les nôtres> et <les leurs>(…) Mais on élude l’essentiel pour le contour d’un homme: Valentin Nicolau, avec son air morne et menaçant, (…) – la même contradiction entre physique et métaphysique avait et le grand violoniste David Oïstrakh – est en vérité un remarquable dramaturge! Et non seulement pour avoir reçu les appréciations de Nicolae Manolescou à son début en volume et quelques prix de la part de l’UNITER et du Ministère de la Culture, mais tout simplement parce que ses pièces résistent à la lecture, ainsi qu’elles résistent au spectacle. Je n’ai pas vu Ultimul împărat (Le dernier empereur) joué au National dans la régie de Alice Barbe, ni les pièces jouées en province: je les ai lues dans la phase de manuscrit et j’ai misé sur elles. Et nous nous réjouissons que l’auteur a été confirmé et par d’autres <sources>. La pièce jouée au Théâtre Nottara est un spectacle cohérent, romantique – absurdement – lyrique, dans la bonne tradition du métier dramaturgique classique, ayant une mise, une substance et un déroulement plein de tension. Les dialogues et l’absurde comique des situations découpées de la réalité contemporaine, où nous sommes nous mêmes insérés, sont bien saisis et exploités. Tant par le jeune metteur en scène Alexandru Berceanu que par l’équipe d’acteurs ayant à sa tête l’expérimenté Virgil Ogăşanu et l’excellente artiste qui s’avère être Crenguţa Hariton. Le spectacle a du nerf, les répliques séduisent et la scénographie de Ina Isbăşescu se plie de manière suggestive sur notre cher monde des nos misères quotidiennes. Que nous percevons avec une douce ironie, tantôt avec colère, tantôt avec résignation. Nous sommes résignés: oui et non. Nous sommes pleins d’illusions: oui et non. Justement comme ça: oui et non. Pourquoi: <Parce que le Roumain est comme ça …> Et voilà. (…) La pièce et le rêve continuent et après que le rideau tombe. Nous ne savons pas si Valentin Nicolau (…) réussira à devenir un des noms de référence de la dramaturgie roumaine, ainsi qu’il le promet. Nous lui souhaitons de ne pas renoncer au théâtre (…)! (Bedros Horasangian, „Uzina de plăceri S.A.”, Théâtre Nottara, Ziua, du 4 juillet 2006)


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