LA DERNIÈRE HALTE AU PARADIS

Categorie: Spectacles
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Le spectacle a été mis en scène pendant la saison 2002-2003 sur la scène du Théâtre du Nord de Satu Mare et a eu la première le 9 février 2003, peu après la version du même texte réalisée pour la Télévision. Il a été sélectionné par un jury formé de Alice Georgescou, Cristina Modreanu et Ion Parhon afin de participer à la deuxième édition du Festival de la Comédie Roumaine FestCo 2004.

Mise en scène: Andrei Mihalache

Scénographie: Alexandru Radu

Chorégraphie: Gabriela Tănase

Distribution:

Mitică – Radu Botar

Ionel – Ciprian Vultur

Le Docteur – Paula Chiriţă

L’Assistente – Dana Moisuc

La Brune – Ortansa Codreanu

La Rousse – Carmen Frăţilă

Valentin Nicolau avant la première de Satu-Mare (extrait du cahier-programme du spectacle)

Quelle est la première chose à laquelle vous pensez lorsque je dis „Satu Mare”?

Satu Mare a été ma première destination en tant que ingénieur géophysicien prospecteur, fraîchement embauché après avoir terminé la faculté. En septembre 1985, je prenais l’autobus de Satu Mare vers Negreşti Oaş, une zone où se trouvait le périmètre où on faisait les prospections géologiques. Je me rappelle très bien que, lorsque je suis descendu de l’autobus j’ai aperçu sur le mur de la construction devant lequel se trouvait l’arrêt du bus, une affiche qui annonçait le spectacle Milionarul sărac (Le millionnaire pauvre) de Tudor Popescou.

Des années plus tard, ce fut le même Tudor Popescou qui m’a encouragé à envoyer ma première pièce de théâtre et, plus que ça, m’a donné la confiance de continuer à écrire.

La première de Satu Mare arrive à bref délai de la première à la Télévision Roumaine. Qu’est-ce que vous attendez de cette mise en scène de la pièce „sur les planches”?

La version pour la télévision réalisée par Alexandru Tocilescou a eu une audience extraordinaire. Elle a signifié également la retour de Florin Piersic. Mais le théâtre signifie pourtant une scène, des spectateurs, une relation. Je n’ai pas d’expectatives, seulement des émotions.

Comment „on voit” depuis Bucarest le théâtre de province?

Province, provincialisme ont parfois des connotations péjoratives. J’appartiens à la catégorie des ceux qui ne font pas de telles associations, car j’ai vu d’excellents spectacles dans beaucoup de théâtres du pays. Pour cette raison, je ne regarde les choses que comme un problème de géographie et non pas comme un problème de valeur artistique. D’ailleurs, dans les théâtres de Bucarest, on peut voir assez de spectacles „provinciaux”. La valeur du spectacle ne tient pas aux coordonnées géographiques de l’endroit où il est réalisé. S’il y a pourtant un problème, celui-ci tient à la manière dans laquelle les productions des théâtres de province peuvent être vues par le public de Bucarest.

Quelle est votre opinion sur la soi-disant crise actuelle de la dramaturgie roumaine contemporaine?

La discussion peut s’étendre à toute la littérature contemporaine et aux attentes que les lecteurs en ont. Reprenant l’idée, la littérature dramatique est une espèce difficile et compliquée pour l’écrivain. Elle a des rigueurs spécifiques et la prémisse de décevoir l’auteur parce que le théâtre est un art à intermédiaires et la responsabilité de l’éventuel échec est difficile à préciser. Constater une crise serait parfaitement argumentée si les théâtres présentaient de manière constante et consistante la dramaturgie roumaine contemporaine, et la conséquence aurait été un échec. En réalité, il y a eu un petit nombre de spectacles qui aient eu comme point de départ la littérature dramatique vive. La faute revient aux metteurs en scène et aux directeurs de théâtres qui préfèrent inscrire dans leurs CV des noms de dramaturges classiques qui ne peuvent plus réagir s’ils voient leur travail modifié (adapté) et qui n’ont pas des exigences financières. Je pense que celui qui parie sur la littérature dramatique contemporaine de bonne qualité, dans la mesure où elle existe aujourd’hui, gagne le pari avec le public. (Gabriela Şimon).


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